La
prépublication
Les mangas japonais sont très rarement édités
directement
sous forme de volumes reliés. Ils paraissent tous d'abord de manière
découpée
dans des magazines de prépublication, des revues spécialisées qui leur
sont
consacrées.
Les rythmes de publication de ces
magazines peuvent beaucoup
varier, allant de l'hebdomadaire aux publications mensuelles voire
trimestrielles. Les séries y sont souvent publiées par chapitres d'une
vingtaine de pages. À l'intérieur d'un même magazine, le papier peut
parfois
changer de couleur, afin de distinguer rapidement les mangas.
Ces magazines, bon marché, s'écoulent
en grand nombre,
c'est-à-dire en millions d'exemplaires, et se lisent un peu partout. On
en
retrouve parfois abandonnés dans les trains, les rames de métro, les
cafés...
Ils alimentent un système de lectures multiples : un magazine
serait lu
par plusieurs personnes.
Principalement en noir et blanc, les
premières pages des
magazines sont souvent en couleurs, mettant tour à tour à l'honneur
l'une de
leur série vedette à cet emplacement, souvent de manière à ce que le
chapitre
en cours soit un début de volumes.
Ce n'est que dans un deuxième temps,
lorsqu'un manga
rencontre un certain succès, qu'il est édité en volumes reliés,
similaire à
ceux que l'on trouve en France, entamant ainsi une deuxième carrière.
Ces
volumes reliés sont appelés tankobon (format poche), bunkobon (format
plus
compact, utilisé pour des rééditions) ou wide-ban (format
« luxe »,
plus grand que le format poche). En l'absence de succès auprès du
public, une
série pourra voir sa parution arrêtée, le mangaka étant prévenu peu
avant pour
trouver une fin rapide à son histoire et permettre une éventuelle
parution en
volumes. Certaines revues décident désormais de la fin d'une série dès
la fin
du second volume, conduisant à des histoires finales en quatre volumes.
Dans
certains cas, un manga à succès peut se voir adapté en anime.
Quelques magazines de prépublication
hebdomadaires :
Weekly
Shonen Jump (Shueisha)
Weekly
Shonen Magazine (Kodansha)
Shonen
Sunday (Shogakukan)
Certains
titres atteignent couramment les 400 pages hebdomadaires, avec
des tirages avoisinant les 6 millions d'exemplaires.